Parrainage d’un enfant aux Philippines

CONTEXTE DU PAYS ET DU QUARTIER

Voici un bref résumé de la situation actuelle aux Philippines pour remettre en contexte nos actions :
Il y a environ 250 000 enfants sans-abri parmi les 4,5 million de sans-abris aux Philippines sur une population totale de 110 million de personnes. Manille, la capitale compte environ 30 000 enfants sans-abris. Selon les éducateurs spécialisés travaillant dans les associations qui viennent en aide à ces enfants, nous pouvons distinguer trois grandes catégories d’enfants défavorisés :
les «sans-abri» sont des enfants qui vivent seuls (qui ont été abandonnés ou bien ont dû fuir) et travaillant dans la rue; «enfants de famille sans-abri» sont des enfants vivant dans la rue avec leur famille ; «basés sur la communauté» sont des enfants qui travaillent dans la rue mais rentrent à la maison le soir dans leur famille (pas forcément leurs parents) dans la communauté ; certains vont à l’école ; beaucoup vivent dans les bidonvilles.
Les principales raisons de la situation de précarité dans laquelle se retrouvent ces enfants sont multiples
incluant la pauvreté, particulièrement dans les familles nombreuses: le chômage, emplois mal payés ; accès limité aux services sociaux; ainsi que la fracture de la structure familiale. Le déclenchement initial peut être aussi des situations d’abus physiques ou sexuels dans la famille.
Lorsque ces enfants vivent des problèmes familiaux comme la faim, la négligence et la violence domestique, ils fuient la maison familiale, choisissant de vivre pour un temps ou définitivement dans la rue. Certains sont aussi simplement abandonnés. Se retrouvant dans la rue, ces enfants risquent aussi d’être agressé. Les garçons, comme les filles, sont abusés. Ils sont soumis à la faim, le froid, la maladie, les abus et l’exploitation. La plupart des enfants sans-abris sont des enfants qui travaillent : vente, lavage de voitures, mendicité, trafic de drogues, prostitution, petit vol. Ces enfants sont souvent en conflit avec la loi et les autorités.

PARRAINER UN ENFANT

En parrainant un enfant, vous lui permettez d’avoir accès à l’éducation et à retrouver sa dignité d’enfant. Le parrainage finance les coûts de sa nourriture, des produits d’hygiène, de matériel scolaire et de bourses scolaires.

Régulièrement, vous recevrez des nouvelles des enfants parrainés, ainsi que de la mission sociale portée par la Communauté du Chemin Neuf à SanLo.

PRÉSENTATION DES ENFANTS QUI ONT BESOIN DE VOTRE PARRAINAGE

KYLE

Kyle, âgé de 17 ans, est un des volontaires qui aide à l’encadrement des enfants du programme social de la communauté du chemin neuf à Manille.

Il y a 2 ans lui et ses deux frères ont dû arrêter l’école faute de moyen. La famille a subi des gros problèmes financiers dus a la pandémie. Ses parents sont séparés, lui et ses frères et sœur habitent avec leur père dans une petite maison dans un bidonville. Chacun d’eux essaye de trouver des petits moyens de gagner un peut d’argent pour se nourrir. C’est un passionné de basketball. Comme passetemps il joue dans plusieurs équipe, dont l’équipe du foyer de Sanlo.

Kyle désire continue ses études et il est prêt à s’investir totalement.

Une preuve en est que pendant les quatre derniers mois, il a fait partie d’un life projet, avec deux autre jeunes et l’épargne lui à servi à acheter des habits, chaussures et livres pour sa rentrés de classe qui s’est faite la semaine dernière.

Comme il a perdu 2 année scolaire il doit passer par une institution de rattrapage (ALS – Alternative learning school) avant de pouvoir rejoindre l’école normale.

C’est un garçon qu’on a envie d’aider puisqu’il nous a montré sa volonté et sa capacité à se donner dans ce qu’il perçoit comme essentiel dans la vie : l’éducation.

MIKE

Mike a 11 ans. C’est un garçon très farouche qui n’est jamais allé à l’école. Il était sale, pieds nus et mal coiffé lorsque nous l’avons rencontré. Depuis sa naissance, il n’a connu que la dureté de la rue. Sa seule douche de la semaine est celle qui est proposée par le centre pour les « Jeudi à SanLo ».

Il vient d’une famille nombreuse, troisième d’une fratrie de sept garçons et une fille qui est l’ainée.

Comme tous ses copains du coin, Mike erre dans les rues de Sampaloc en quête des petites activités en échange de monnaie ou de nourriture.

Avec son petit frère Jomari, ils doivent rapporter de l’argent à la maison sous peine d’être tabassés par leur mère. Son père est inconnu, et sa mère a accouché d’un petit Christian il y a quelques mois.

Il n’a toujours pas été inscrit à l’école faute de moyen mais aussi parce qu’il doit chercher de l’argent pour aider la famille. Cependant, après plusieurs discussions avec sa mère, elle a admis la nécessité pour Mike de recevoir une éducation à l’école.

NIGEL

Nigel a 9 ans. Il est né d’un père inconnu et d’une mère absente. Dès la naissance il a été confié aux soins de ses grands-parents, mais qui sont eux même très affaiblis par la vieillesse et la misère. Il partage avec eux ce qu’il gagne en travaillant : soit en faisant le parking sauvage entre l’église et le marché ou bien en mendiant.

Ce garçon n’est jamais allé à l’école avant cette année. Il n’est pas reconnu par l’état puisqu’il n’a aucun papier légal. Il a passé tout le début de son existence dans la rue à jouer avec ses copains et à mendier.

Ce petit garçon aussi bien farouche que révolté a eu besoin de beaucoup de temps avant de se laisser apprivoiser et d’instaurer une relation de confiance avec les responsables du centre de SanLo. Il a fallu une année pour pouvoir l’accompagner dans un chemin de réconciliation avec sa grande mère, dont il avait honte.

Les 2 semaines du programme BackAksyon ou Nigel a été présent et actif ont été d’une grande aide pour cela.

Le jour de la graduation, on a pu voir la joie dans ses yeux et son désir d’aller à l’école s’est enfin réalisé. Parce qu’il a vu qu’il pouvait apprendre à lire et à écrire, parce qu’il a repris confiance en lui et parce qu’il a compris que l’éducation peut changer sa vie.

Aujourd’hui Nigel est inscrit dans une l’école publique du quartier. Le challenge dans lequel nous allons l’accompagner sera celui de la continuité scolaire.